Les chaînes de valeur mondiale et les exportateurs Tunisiens

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Les chaînes de valeur mondiale et les exportateurs Tunisiens

L’OMC a présenté il y a quelques mois un rapport établi  par un groupe d’expert qui parle du développement des chaînes de valeur mondiale (CVM) : Mesure et analyse de l’impact des chaînes de valeur mondiales sur le développement économique. Un sujet d’importance absolue suscite qu’on lui accorde plus d’attention de nos jours et le prendre en considération dans toutes nos stratégies internationales.

En effet, le commerce mondial est de plus en plus complexe. Du coup, envisager des politiques qui pourraient rendre ces CVM plus inclusives est devenu une priorité absolue pour tous les hauts responsables de commerce extérieur des pays.

“Les chaînes de valeur mondiale aident à faire avancer le processus de développement dans de nombreux pays, notamment dans les pays en développement où elles contribuent à l’accroissement de la productivité, à l’augmentation des échanges internationaux et à l’accélération de la croissance, dont bénéficie la population tout entière. ”, a indiqué Anabel González, Directrice principale du pôle Commerce et compétitivité du groupe de la Banque mondiale.

La participation africaine dans les chaînes de valeur mondiale

Le rapport sus indiqué stipule que les économies africaines ont peu participé aux CVM et qu’environ deux tiers des économies de l’Afrique subsaharienne tombent en dessous la position moyenne de la chaîne de valeur pour les pays en développement sur la valeur de leurs exportations provenant des importations.

L’Éthiopie est un cas intéressant d’un pays peuplé et pauvre en ressources avec un degré élevé d’intégration de GVC, qui a considérablement augmenté depuis 1995.

Le FMI prévoie que les perspectives économiques et le climat d’investissement en Afrique sont en nette amélioration améliorations.

Intégration dans les CVM : où en est la Tunisie ?

Dans un document de travail (note n°50) publié en 2017 par l’institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ), il définit que La Tunisie, dans son processus d’intégration à l’économie mondiale a misé sur la promotion des exportations. Toutefois, elle n’a pas su profiter au mieux de la délocalisation progressive de certaines activités de l’industrie des pays développés sur son territoire national.

Ce processus s’est remarquablement accéléré au milieu des années 1990, avec l’adhésion du pays en 1995 à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et avec la signature en 1996 de l’accord de partenariat avec l’Union Européenne.

La note n°50 du ITCEQ montre que la Tunisie compte beaucoup à la fois sur les intrants importés et sur l’exportation de produits intermédiaires utilisés dans les exportations de leurs partenaires. Et conclus en disant que pour saisir ces potentialités des CVM, la Tunisie se doit de fournir des efforts considérables dans certains domaines :

  • Améliorer le climat des affaires
  • Renforcer les capacités industrielles et l’adaptation des politiques commerciales aux nouvelles exigences des CVM (évaluer les importations comme les exportations, réduire les retards, abaisser les droits de douane et réfléchir aux mesures réglementaires internes comme à celles qui s’appliquent aux frontières).
  • Renforcer des infrastructures logistiques
  • Privilégier l’ouverture multilatérale des marchés
  • Engager des réformes du secteur éducatif et de lutte contre la corruption à tous les niveaux.

BMCC

Juin 2018.

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